CaenPoche n°358 - page 7

THÉÂTRE
Tout Dostoïevski
PANTA THÉÂTRE
mardi 26 et mercredi 27 mars à 20h
SOLO D'EMMANUEL VÉRITÉ
Conception :
Benoît Lambert et Emmanuel Vérité
Drôle de type, ce Charles Courtois-Pasteur !
Personnage haut en couleur tout droit sorti de
l’imagination de Benoît Lambert et Emmanuel
Vérité, l’inclassable énergumène s’attaque ici à un
monstre de la littérature russe : Fiodor Dostoïev-
ski. Affublé d’une chemise hawaïenne, ce bricolo
de sa propre existence est passé maître dans l’art
du décalage et de l’autodérision. Il tente ici de
rendre un hommage accéléré aux plus grands
romans de cet auteur à la fois craint et admiré :
Crimes et Châtiments version enquête policière,
intrigue condensée des Frères Karamazov...
F(l)ammes
THÉÂTRE D'HÉROUVILLE
lundi 4 à 20 h, mardi 5 à 14 h et 20h
Texte et mise en scène :
Ahmed Madani
Avec
Anissa Aou, Ludivine Bah, Chirine Bous-
saha, Laurène Dulymbois, Dana Fiaque, Yas-
mina Ghemzi, Maurine Ilahiri, Anissa Kaki,
Haby N’Diaye, Inès Zahoré
Dix flammes incandescentes sur scène. Dix
femmes qui brûlent le plateau. Nées de parents
immigrés, elles portent, entre fiction et réalité, leur
parole avec désir, sensibilité, fougue et généro-
sité. Pendant deux ans, Ahmed Madani a écouté
se raconter des femmes des quartiers populaires.
Elles ont chacune livré leur histoire, leurs visions,
leurs espoirs, fournissant la matière à partir de
laquelle s’est élaborée la pièce. Longtemps négli-
gée, la parole de ces f(l)ammes se retrouve placée
au centre d’un acte théâtral délibérément tourné
vers le poème, vers une incarnation où la danse
et le chant, autrement dit la joie, auraient leur rôle.
Mon Cœur
THÉÂTRE D'HÉROUVILLE
jeudi 7, vendredi 8 mars à 20h
Texte et mise en scène
Pauline Bureau
Audiodescription le vendredi 8 mars 2019, pré-
cédée d'une visite tactile
.
Avec
Yann Burlot,
Nicolas Chupin, Rebecca Finet, Sonia Floire,
Camille Garcia, Marie Nicolle, Anthony Roul-
lier, Catherine Vinatier
Pauline Bureau met en scène Irène Frachon,
pneumologue au CHU de Brest et figure héroïque
malgré elle de l’affaire du Mediator. Mais elle s’in-
téresse aussi aux victimes qu’elle est allée interro-
ger et dont la parole constitue la matière première
de son texte, un chœur duquel se détache une vic-
time, Claire Tabard, à qui l’on a prescrit le Mediator
pour perdre du poids. À la justesse du combat
politique et au réalisme des situations, Pauline
Bureau a su apporter la dose d’humour et la dis-
tance nécessaires pour « raconter une histoire
d’aujourd’hui qui résonne fort » en elle. Et en nous.
Kamp
THÉÂTRE DE CAEN
mardi 19, mercredi 20 et jeudi 21 mars à 20 h
THEÂTRE D'OBJETS
Hôtel Modern - Herman Helle, Pauline Kalker,
Arlène Hoornweg concept original, scénario,
mise en scène et interprétation
Bouleversant travail que celui de la compagnie
néerlandaise Hotel Modern qui propose avec
ses 3000 petites marionnettes un regard inédit
sur l’Holocauste. Kamp parvient à dire l’indicible
d’une façon complètement renouvelée, à l’image
de Maus d’Art Spiegelmann.
Un Instant
THÉÂTRE DE CAEN
mardi 26 et mercredi 27 mars à 20h
Jean Bellorini
mise en scène, scénographie et
lumière
- Camille de La Guillonnière
adaptation
avec
Hélène Patarot, Camille de La Guillon-
nière
Après Karamazov, Jean Bellorini poursuit son ex-
ploration au théâtre des chefs d’œuvre de la litté-
rature en s’emparant des quelque cent premières
pages de La Recherche du temps perdu de Marcel
Proust. Ce monument de la littérature qui évoque
l’éveil d’une sensibilité, d’un destin d’écrivain, est
aussi une ode au souvenir, à la mémoire, à leur
puissance évocatrice. Jean Bellorini s’attache
d’ailleurs aux premiers souvenirs du jeune Marcel,
à Combray, parmi lesquels la célèbre scène de la
madeleine où le goût du biscuit trempé dans le
thé fait resurgir chez le narrateur les images et les
saveurs de son enfance.
Les revenants
PANTA THÉÂTRE
du 11 au 15 mars à 20h
CRÉATION
Henrik Ibsen.
Adaptation et réécriture
Frédéric
Sonntag.
Mise en scène
Guy Delamotte.
Avec
Véro Dahuron, Emmanuelle Wion, François
Frappier, Timo Torikka et Emmanuel Vérité.
Ce fut une lutte de chaque instant. Quand Oswald
est né j'ai cru qu'Alving allait changer. Mais ça
n'a pas duré. J'ai dû lutter pour deux, me battre
comme si ma vie en dépendait pour que personne
ne sache quel genre d'homme était le père de mon
enfant. Mais à la fin, il y a eu pire encore.
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© DR
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